Vendredi 13 avril 2012
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01:18

Mon avis :
Il y a quelques mois, l'annonce de l'adaptation cinématographique du jeu La Bataille Navale par Peter Berg (Very Bad Things, Le Royaume) a dû en faire rire plus
d'un. Puis, la bande-annonce est arrivé. La franche rigolade laisse place à la perplexité face à ce qui semble être un frère de Transformers, un produit bourrin peut-être
jouissif. Car je n'ai pas le honte de le dire, j'aime les films où la moitié de la planète est détruite par des forces incroyables. Malheureusement, le dernier Transformers n'a pas répondu au
désir de mes instincts primaires. J'ai donc laissé une chance à ce Battleship.
Battleship est l'histoire d'un jeune officier de la Marine Hopper (Taylor Kitsch ) au commande de l’USS John Paul Jones qui va devoir affronter en mer une
puissante menace extra-terrestre...
Comme vous pouvez le constater, le scénario ne brille pas par son originalité. De toute façon, ce n'est pas vraiment ce qu'on lui demande. Cependant, il possède une certaine
"fraîcheur" pour ce type de production à grand budget. Si on a toujours le droit à une bombasse et au petit couplet patriotique (étonnamment petit), il réussit à éviter les lourdeurs habituels en
donnant une humilité aux américains (ils se laissent commander, l'espace d'un instant, par un japonais) et en évitant les blagues atrocement beauf de notre ami Michael Bay.
D'ailleurs, l'humour, si il reste infantile, est parfaitement dosé et contribue à donner un petit capital sympathie à ce film. Pour le reste, on est en terrain connu. Pas de surprises. Néanmoins,
je tiens à féliciter les scénaristes (les frères Hoeber) et Peter Berg d'avoir laissé du temps (environ 45 minutes) pour exposer la situation avant de nous lancer dans l'action.
C'est assez rare pour le souligner. De nos jours, au bout de 10 minutes, il faut une tonne d'explosions pour éviter d'ennuyer le spectateur avide de spectacle. De plus, cette longue exposition
permet d'être plus enclin à avoir de l'empathie pour les personnages. C'est tout bénef !
Gageons tout de même que le film souffre tout de même de quelques longueurs et aurait peut-être mérité quelques coupures notamment pour les scènes de "transmissions" terrestres.
Je rentre maintenant dans le coeur du sujet. Celui qui intéresse tous les bourrins des salles obscures. Est-ce que Battleship réussit son pari "action&fun" ? La réponse est oui
!! Tout d'abord, les effets spéciaux sont réussis et impressionnants. Ensuite, les scènes d'actions sont nombreuses. Les affrontements entre les différents navires de guerre et les "méchants"
sont extraordinaires par leur amplitude et plutôt bien orchestrés. Je pense notamment à la séquence de la chasse à l'aveugle façon réelle partie de "touché-coulé" ou encore de l'affrontement
final qui donnent une petite dose d'adrénaline, de tension appréciable. Et enfin, ces scènes d'actions sont correctement mises en scène (c'est loin d'être géniale tout de même) par rapport à ce
qu'on nous sert d'habitude. Dans Battleship, il n'y a pas une caméra tremblotante, il n'y a pas un montage "ultra-cut". On comprend ce qui se passe sous nos yeux, on peut décomposer l'action.
C'est vraiment un énorme plus. Ce Battleship ne reprend pas les tares - pas toutes en tout cas - de son aîné Transformers et de sa réalisation clipesque. Peter Berg apporte une sérénité au projet
même si cela l'emporte parfois dans une autre forme d’esbroufe de mise en scène foireuse comme un plan-séquence de la destruction de l'USS Paul Jones assez peu habilement mené et pas très belle
visuellement parlant. Mais dans l'ensemble, ça reste honorable. Et on a pas mal à la tête à la fin de la séance !
Pour le reste, on descend déjà un peu plus dans la basse moyenne des grosses productions. Si la photographie est plutôt jolie (ce qui est la moindre des choses aujourd'hui), elle ne
brille pas par son originalité. Quelques flares ici et là, un petit filtre bleuté et le tour est joué.
Même constat pour la musique de Steve Jablonsky, pompiériste à mort, qui surligne les moindres émotions du film. Seul les quelques chansons du mythique groupe
AC/DC parviennent à rendre cet ensemble musical plus digeste.
Quant aux acteurs, on ne va pas trop en parler puisqu'ils sont tous mauvais. Rihanna en tête. Toutefois, je retrouve avec plaisir Jesse Plemons, le Landry de
l'excellentissime série Friday Night Lights (une création de Peter Berg).
Un film de destruction qui ne se moque pas de son public pour peu qu'on aime laisser son cerveau à l'entrée. C'est une bonne surprise. Peter Berg donne un résultat honorable à un projet au départ
bancal.

Peter Berg par Hérodonte : Friday Night Lights
Par Hérodonte
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2
Mercredi 11 avril 2012
3
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/Avr
/2012
21:29

Mon avis :
Avec cette adaptation d'une pièce de théâtre musicale, Francis Ford Coppola signe son troisième long-métrage après Dementia 13 et Big Boy.
La Vallée du bonheur (1968) raconte en chanson l'histoire de Finian McLonergan, un irlandais, venu s'expatrié avec sa fille aux États-Unis pour y faire fortune dans une petite
bourgade du sud du pays de l'oncle Sam, la fameuse vallée du bonheur.
Disons-le tout de suite, cette comédie musicale est à la limite de l'acceptable malgré la présence du grand mais vieillissant Fred Astaire ou encore de
Petula Clark. Ce film de commande ne parvient pas à dépasser ce sous-genre de la comédie déjà très usé à la fin des années 60. Francis Ford Coppola est coincé et n'arrive pas à
imposer son style ou au moins un style si on met de côté les quelques plans légèrement audacieux (pour le genre) mais bien trop rare.
Car si on dit souvent que la musique égaye les cœurs, elle ne réveille pas forcément le spectateur. La Vallée du bonheur échoue complétement sur un point pourtant essentiel. Les différentes
chansons qui parsèment, de façon parfois lourdes, le film sont insipides. La qualité des paroles est même douteuse. Je ne parle même pas des chorégraphies, filmées platement, ne donnant jamais
l'envie d'aller rejoindre les personnages pour faire quelques petits pas.
Tout comme le reste, le scénario est médiocre. Pourtant, La Vallée du bonheur brasse énormément de thèmes comme le racisme, la politique mais il - le scénario - les englobe d'une bien belle
guimauve rendant l'ensemble parfaitement indigeste.
Néanmoins, ce qui sauve le film est sa part de magie qui lui donne un côté décalé assez sympathique notamment à travers le personnage du farfadet incarné par Tommy
Steele, un chanteur probablement célèbre de l'époque. Ce personnage possède une certaine drôlerie avec ses grimaces ou encore ses pleurnicheries incessantes. De plus, l'humour fait
parfois mouche notamment avec la scène où le scientifique ,devenue serveur pour pouvoir gagner de l'argent et poursuivre ses recherches dans le tabac, imite un vieux serveur noir traînant des
pattes pendant que son employé souffre et demande ses médicaments. C'est absolument tordant.
La Vallée du bonheur est peu intéressant. Il n'enchante pas. Pire, à une époque charnière du cinéma Hollywoodien, le film est déjà ringard par ces décors cartons-pâtes et son grossier
angélisme.

Francis Ford Coppola par Hérodonte : Dementia 13
Par Hérodonte
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0
Lundi 2 avril 2012
1
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/2012
00:34

Mon avis :
Adaptation d'un roman à succès de Suzanne Collins, Hunger Games présente un monde dystopique où des jeunes adolescents sont choisis par hasard pour participer à
une émission retransmise à travers le monde de Panem pour lutter à mort dans une immense arène et pour laver ainsi les pêchés de leurs ancêtres qui s'étaient autrefois révoltés contre le
gouvernement. Il ne doit avoir qu'un seul survivant. Nous suivons donc l'histoire de Katniss (Jennifer Lawrence), volontaire à l'émission pour éviter à sa soeur d'y aller, dans
les 74èmes Hunger Games...
Dans cette adaptation ressemblant furieusement à un Battle Royale, c'est l'honorable Gary Ross (Pleasantville, La légende de Seabiscuit) qui a
la lourde tâche de plaire aux fans du bouquin... Et aux autres. Il revient ainsi à ses premiers amours aperçus dans Pleasantville, l’adolescence et la télévision.
Tout d'abord, après avoir accepter avec un peu de difficulté le postulat de départ (une ancienne révolte qui pousse les gens à se soumettre à un stupide jeu morbide pour se faire
pardonner), ce qui frappe le plus dans Hunger Games est que c'est un film déjà vieux notamment à travers le thème de la télé-réalité. Thème, pourtant important du livre selon Suzanne Collins,
traité un peu par dessus la jambe et sans aucune originalité. Si vous ne le saviez pas encore, la télé vous aliène surtout la télé-réalité. Pour cela, on a pas attendu Hunger Games.
Vieux également, dans le sens démodé, par rapport au kitchissime des décors et des costumes de ce monde futuriste. Les coupes des personnages, les tenues, les maquillages, la multitude de
couleurs flashy, le design globale de l'architecture de cette société futuriste ancrent le film dans le kitsch. Et pas dans le bon sens.
Un premier constat s'impose au bout d'une heure un peu difficile où Gary Ross pose avec lourdeur les piliers principaux de ce monde néo-antique romain : Hunger Games est vieux pour un film de
2012 à cause de thèmes liés à la télévision milles fois abordés, et plus finement, dans le cinéma américain à partir de la fin des années 90 et le début des années 2000 dont l'étendard est
The Truman Show d'Andrew Niccol. Et il sera affreusement vieux dans 20 ans, tellement il est marqué par un passé récent (début de ce deuxième millénaire) mais
surtout par des époques antérieurs. Pour faire simple, le futur de Hunger Games regroupe toutes les caractéristiques de la SF des années 2000, déjà un peu surannée, avec celle des années 50-60.
Cela ne fonctionne pas.
Cependant, le film n'est pas si mauvais que le début de cet article semble faire entendre. En effet, il y a une certaine curiosité qui naît au fur et à mesure. On veut savoir ce qui
va se passer, on est parfois pris dans ce spectacle meurtrier de savoir qui va se faire tuer avant l'autre. Dans ce sens-là, c'est déjà une petite réussite. Le réalisateur arrive à distiller un
peu de tension dans cette œuvre un peu lisse destiné à un public jeune.
Lisse parce que Gary Ross ne va pas au bout du concept du voyeurisme pourtant élément majeur de son projet. A travers un montage "speed", il nous cache la violence des tueries. On ne voit presque
rien de ces jeunes qui s'affrontent jusqu'à la mort. Premièrement, il gâche (on imagine bien que c'est pas de sa faute mais plutôt celle des producteurs) le concept de voyeurisme de la
télé-réalité. Il aurait dû s'attarder sur ces meurtres d'une manière ostentatoire répondant ainsi à la logique du concept au lieu de le cacher. Deuxièmement, cela nuit à la lisibilité des scènes
d'actions où l'on ne comprend absolument rien à ce qui se déroule devant nos yeux. C'est d'autant plus frustrant que dans des scènes plus "intimes", il s'en sort honnêtement.
Il reste encore quelques problèmes notamment sur la construction de certains personnages. Tout en sachant que c'est surtout un film d'exposition pour d'éventuelles suites, on
s'attarde assez peu sur le caractère des protagonistes et finalement on ne s'attache pas. Je pense au personnage de Rue qu'on nous présente brièvement et dont on doit tout de suite prendre en
pitié. Ou encore le grand méchant qui sortira une tirade ridicule dans les dernières scènes. Globalement, ils sont assez fades excepté Peeta (Josh Hutcherson) qui possède un
caractère beaucoup plus complexe. Je suppose que c'est pour faciliter l'assimilation entre les spectateurs adolescents et les personnages. Des adolescents qu'on vise perpétuellement notamment
avec un trio amoureux qui se dessine à la fin malheureusement soutenue par la musique affreuse de James Newton Howard.
Hunger Games est bien trop lisse, trop ciblé pour pouvoir soutenir ses propos sur la violence ou même sur une société autoritaire. Dans ces contraintes commerciales, Gary Ross tente de donner une
bonne copie mais cela se révèle un semi-échec. Une petite déception.

Par Hérodonte
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2
Vendredi 30 mars 2012
5
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/2012
22:39

Mon avis :
Après le Choc, la Colère. Après le "frenchie" Letterier, Liesbesman l'américain. Deux incapables à la barre d'une grosse production Warner. Et deux fois, le
spectateur se fait avoir. Pour ma défense, c'était le seul film qui correspondait à mes horaires... Mais revenons au film.
Letterier est devenue sur cet opus le producteur exécutif laissant Jonathan Liebesman à la réalisation de celui-ci. Un Liebesman qu'on connaît pour nous avoir offert l'année dernière le navet
apocalyptique; World Invasion : Battle Los Angeles. Un formidable gage de nullité ! Nous retrouvons Persée incarné par l'inexpressif Sam Worthington se
retrouvant une nouvelle fois en train de sauver le monde des humains car Grand-Papa Chronos veut détruire la Terre pour se venger de ses fils, Zeus et Hadès, qui autrefois l'avaient emprisonné.
C'est sur ce postulat que La Colère des Titans* va tenter de divertir le spectateur.
Dès les premières minutes, on sent que la sauce ne va pas prendre. Lorgnant sur la thèse shakespearienne du Thor de Kenneth Branagh, le film se perd
inutilement dans des propos ridicules sur le rôle de la famille n'assumant alors pas réellement son rôle de film bourrin no-brain. En effet, nous avons le droit à des considérations sur le rôle
du père (Persée s'occupe seul de son fils à la mort de son épouse), sur l'entraide entre frères ennemis ou encore sur un fils mal-aimé. Si Thor n'était pas extraordinaire, il avait le mérite
d'avoir un peu travailler son sujet. Le personnage de Loki en était presque touchant. Dans La Colère des Titans, c'est mal exploité, très réduit et sert grossièrement à nous donner une morale des
plus classiques avec des textes digne d'un chroniqueur de chez Morandini. Sans compter que je ne parle même pas de l'histoire d'amour (pourquoi faut-il toujours en avoir une ?) ajoutée
complétement à l'arrache dans le film... Pourquoi ne pas avoir enlever tout ce superflu et nous donner une histoire bête et méchante mais diablement plus efficace au niveau du rythme, du
spectacle ? Trop de pourquoi peut parfois vous tuer un film.
D'ailleurs, un spectacle pas si enthousiasmant. Évidemment, tout second opus hollywoodien qui se respecte doit en mettre deux fois plus dans les mirettes du spectateur. Et le cahier
des charges est respecté à ce niveau-là pour La Colère des Titans. Plus de monstres impressionnants, plus de combats, plus d'explosions, plus de pièges et de casses-têtes... Malheureusement, cet
ensemble est filmé par Liebesman et c'est donc une catastrophe. Il ne sait jamais où mettre sa caméra et ne parvient pas à retransmettre l'héroïsme épique d'une fresque mythologique comme on nous
l'a vendu. Jamais le frisson ne vient parcourir le spectateur malgré des scènes qui sont sensée "vendre du rêve" comme celle où Persée sur Pegasus s'élance, armé d'une lance surpuissante,
vers le géant Chronos détruisant tout ce qui existe autour de lui. Mais la mayonnaise ne prend pas et la scène devient insipide. Toute l'impuissance du film à devenir un bon divertissement tient
dans le fait que les promesses faites ne sont jamais tenues, faute d'un talent derrière la caméra.
En conclusion, cette suite d'un remake d'un film des années 80 déjà pas terrible réussit son pari. Faire pire que son prédècesseur.

*Film vu en 2D
Par Hérodonte
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1
Vendredi 9 mars 2012
5
09
/03
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/2012
00:32

Mon avis :
Dementia 13 est officiellement le premier film de Francis Ford Coppola (sous un pseudonyme, il avait alors réalisé un premier film). En 1963, Francis Ford
Coppola travaille pour le célèbre Roger Corman en tant qu'assistant-réalisateur sur The Young Racers. Il demande la permission à Corman de réaliser un film en
parallèle du sien avec notamment une partie de l'équipe du tournage. Corman accepte, à la seule condition que cela n'entraine aucun retard sur son propre film. Il ira même jusqu'à produire en
partie le jeune Coppola ambitieux. C'est donc grâce à la bienveillance d'un réalisateur expérimenté que nous pouvons voir ce film, Dementia 13, d'un réalisateur inexpérimenté.
L'histoire écrite par Coppola est simple. En Irlande, une famille aristocratique, les Haloran, ressent péniblement depuis 6 ans la disparition d'une des leurs. La fille de Lady Horlan et soeur
des frères Haloran . Cependant, de curieux évènements viennent s'ajouter à cette sixième année de deuil. Ceux des meurtres par l'homme à la hache...
A travers cette histoire, Coppola cherchait à faire son "Psychose". La première partie de Dementia recopie sans complexe les grandes lignes du film de
Hitchock ( femme vénale qui se fera "gentiment" trucider par un mystérieux tueur) avant de partir dans une seconde partie vers un film d'horreur grossier se rapprochant presque
du genre qu'est le slasher. Si le début du film est assez peu intéressant à cause d'acteurs peu inspirés, d'une réalisation morne et d'un rythme lent, la seconde partie se révèle bien pire
puisque le réalisateur semble vouloir se focaliser plus que de raison, avec une psychologie de bazar, sur cette étrange et morbide famille. Ce qui plombe encore bien plus le rythme avec de longs
moments verbeux très douteux.
Cependant, le plus étonnant dans cet ensemble, hormis la médiocrité, ce sont les innombrables fautes techniques du film. En 1h15, la durée du film, vous verrez sur une dizaine de plans l'ombre de
la perche ou même parfois la perche elle-même. Vous aurez également la chance de constater des faux-raccords par centaines, une photographie immonde ( est-ce la qualité de mon DVD ?!) dû à
une surexposition de l'image à la lumière ou à une sous-exposition rendant parfois incompréhensible certains passages. L'amateurisme empeste ce long-métrage alors que Francis Coppola est dans le
métier depuis quelques années. Certes, le budget est faible mais ce n'est pas une raison. Les fautes sont si grossières...
La débandade ne s'arrête pas là. Pour le futur réalisateur d'Apocalypse Now ou encore de la trilogie du Parrain, la mise en scène est choquante.
Choquante par sa banalité, médiocrité, nullité. Francis Coppola ne sait pas quoi faire de sa caméra. Aucune inspiration ou presque pour les passages "horrifiques". Par conséquent, aucune tension
ne se dégage. Et quand il arrive enfin à faire quelque chose d'un passage, celui de la plongée nocturne, il parvient à rendre illisible sa conclusion. Chapeau Francis ! On retient qu'une seule
chose de ces meurtres; l'ennui. Et on a hâte que le film se termine.
Pour conclure, Dementia 13 ne révèle pas du tout le futur potentiel de Francis Ford Coppola. L'ensemble est bien fade, bourrés d'erreurs avec un scénario bancal. Pas de frayeurs, ni
de surprises. Rien.
Roger Corman demandera même à un de ses assistants de rajouter une scène de décapitation pour étoffer ce film bien faible. Mais même avec cette scène, la peur ne viendra jamais. Allez, on
te pardonne Francis.
Par Hérodonte
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