Colombiana

Publié le par Hérodonte

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Mon avis
:
 
Olivier Megaton réalisateur du misérable Le Transporteur III et Luc Besson en tant que scénariste-producteur, cela n'augure rien de bon. Surtout quand on regarde le synopsis de plus près : " 1992. Colombie. Cataleya, 9 ans, assiste au meurtre de ses parents. Échappant de justesse au massacre, elle se réfugie aux États-Unis, chez son oncle Emilio, un gangster. 15 ans plus tard, elle travaille pour lui comme tueuse à gages. Elle signe ses meurtres d'une orchidée dessinée sur le torse de ses victimes : un message à l'intention des assassins de ses parents. Car Cataleya est bien décidée à aller jusqu'au bout de sa vengeance… quitte à perdre tous ceux qu'elle aime. ". Et là, je sens qu'une question brûle les lèvres de ceux qui vont avoir la chance de lire cette critique merveilleuse : " Pourquoi l'avoir vu si il avait déjà son opinion ?!". Premièrement, je suis une personne qui donne toujours une seconde chance. Deuxièmement, Zoé Saldana en tueuse c'est vendeur. Et enfin, troisièmement, une femme dans le rôle principal d'un film de vengeance c'est plutôt novateur.
 
   Évidemment, j'ai été piégé. Dès le début, Megaton annonce la couleur (horrible filtre jaune !) avec des plans aériens nombreux, laids cherchant simplement à vous faire comprendre que vous êtes en Colombie. Et même par ce moyen, on pourrait penser que l'action se déroule dans n'importe quel autre pays d'Amérique du Sud. Mais le moment où j'ai réellement compris que Colombiana se moquait de moi c'est pendant la première scène de course-poursuite où la petite fille et ses poursuivants font des sauts digne des Yamakasi (et c'est surement eux à l'écran). Une gamine de 9 ans courant plus vite que des adultes et qui est aussi agile que Spider-Man sous LSD... Et je ne parle même pas de la mise en scène. Le réalisateur ne sait apparemment pas ce qu'est l'économie des plans. Pour une simple scène comme un type sortant d'une voiture, on a le droit à une vingtaine de plans. Quand est-ce qu'ils comprendront que le nombre de plans à la minute ne coïncide pas forcément avec un rythme plus soutenu  ? 
Je ne suis que dans les premières minutes. L'agonie semble prendre forme. 
 
   Je suis également une mauvaise langue car quelle est ma surprise de voir que Colombiana n'est pas seulement un concentré médiocre d'action lorgnant sur Jason Bourne ou encore Largo Winch - ce qui n'est pas un compliment pour Megaton tant le film de Jérôme Salle est risible - mais c'est aussi une attention sur les névroses de notre héroïne Cataleya dont le seul but est de se venger, négligeant ainsi sur ce chemin gorgé de sang "la familia y Mama" et son petit-ami. Il y a une véritable envie de s’intéresser à la psyché du personnage. C'est surprenant dans ce type de production signé Besson. Néanmoins, ne vous y trompez pas. Ca ne veut pas dire que c'est du Bergman, loin de là. Le traitement est grossier, sans réel intérêt, finalement, mais permet d'établir un équilibre entre l'action et la "réflexion" évitant d'étouffer le spectateur sous une avalanche de cascades et d'explosions. 
Si Cataleya se révèle bien bourrine dans certains moments. Elle est aussi une formidable tueuse silencieuse s'infiltrant dans l'ombre, le moindre espace, sans bruit pour terrasser sa proie. Cet aspect donne probablement la meilleure scène du film quand elle se faufile dans les dédales, les conduits d'aération de la prison. C'est peu pour assouvir l'instinct primaire car le reste du temps les scènes de gun-fight, de combat sont mal filmées, vues des milliers de fois. C'est d'une banalité affligeante. Le réalisateur n'arrive pas à hausser son projet - ou celui de Besson - au dessus de la masse que l'on nous donne à voir le reste de l'année. 
 
Colombiana est un produit calibré pour un dimanche soir qu'on souhaite tranquille. Les dialogues sont pas terribles, le scénario ne surprend jamais et la silhouette magnifique de Saldana paraît peu convaincante dans ce rôle de tueuse. Malgré tout, on regarde jusqu'au bout sans véritable ennui.

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2 e¦ütoiles et demi

Publié dans Critiques

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Commenter cet article

selenie 07/12/2011 11:10

Scénario de Luc Besson toujours idem et aussi primaire.La gamine enfant est, en plus d'être super intelligente, une vraie yamakasi (faut voir son évasion !), sauvegarde des infos sur carte SD en
1992 ?! A chaque dérapage de moto un gros plan sur Honda, l'oncle qui fait un carton gratuit en pleine rue devant des dizaines de témoin les flics arrivent et ni fuite ni arrestation ?! Le suspense
insoutenable (ironie) de la clim, un agent du FBI qui assure que ça ne peut pas être l'oeuvre d'une femme ?!!!! En quel honneur ?! La fille est tellement forte qu'elle sait dans quel camion le
mafieux va s'enfuir !... Etc... Il y en a tellement que la liste serait l'une des plus longues de l'année... 0/4