Fast and Furious 5

Publié le par Herodonte



Synopsis : Depuis que Brian et Mia Toretto ont extirpé Dom des mains de la justice, ils ont dû franchir de nombreuses frontières pour échapper aux autorités. Retirés à Rio, ils sont contraints de monter un dernier coup pour se faire blanchir et recouvrer leur liberté. Ils se constituent une équipe d'élite, réunissant les pilotes les plus avertis, conscients que leur seule chance d'être acquittés pour bonne conduite nécessite une confrontation avec l'homme d'affaires véreux qui souhaite les voir morts. Mais il n'est pas le seul à leurs trousses. L'impitoyable agent fédéral Luke Hobbs n'a jamais loupé sa cible. Affecté à la traque des fugitifs, lui et son équipe de choc élaborent un implacable dispositif d'assaut destiné à les capturer. Passant le Brésil au crible, Hobbs réalise combien la frontière qui sépare les bons des méchants est ténue. Il doit alors s'en remettre à son instinct pour acculer ses proies et éviter qu'un autre ne les débusque avant lui.

Mon avis :

En ce mois de Mai, un nouvel épisode de la saga Fast and Furious sort. Le cinquième et c'est toujours Justin Lin qui est au volant de la saga depuis Fast and Furious: Tokyo Drift. Une vraie purge soit dit en passant.
Après un épisode 4 qui peinait à renouer avec l'adrénaline décérébré des débuts à cause de l'introduction d'effets spéciaux numériques ( précédemment, les trucages étaient,en partie, mécaniques) laids et d'une réalisation hautement perfectible, Fast and Furious 5 arrive avec la ferme intention de tout casser sur son passage. Mission accomplie ?

   Il faut être franc, le scénario n'a jamais été une préoccupation importante pour cette saga qui préférait aligner des voitures "customisées" que de se préoccuper de donner un peu de profondeur à ses personnages. Fast Five est dans la droite lignée. La bande est en cavale et ils décident de faire un dernier grand coup en volant la mafia de Rio. Malheureusement pour eux, un super militaire de la mort qui tue est à leurs trousses. On déconne pas avec les fugitifs aux États-Unis !
La seule surprise au niveau de l'histoire vient du peu de place, par rapport aux autres opus, que le réalisateur accorde au tuning et de façon générale aux bagnoles de luxe qui font rêver tous les amateurs d'automobilisme. Justin Lin préfère se concentrer sur le braquage qui se révèle aussi passionnant, excitant qu'un film érotique crypté Canal+...
Sinon, on reste dans ce qu'on connaît. Humour lourdingue, machisme, sexisme, personnages peu développés et aussi charismatiques qu'une boîte de Freedent ( à l'exception de Dwayne Johnson alias The Rock).

   Cependant, Fast Five remplit son cahier des charges en ce qui concerne l'action. Des explosions, des sauts, des plongeons, des balles qui fusent, des courses-poursuites en voitures ou à pieds. Il y en a pour tout le monde ! Si elles ne sont pas toutes impressionnantes, ces scènes méritent le coup d’œil malgré un montage rapide et une réalisation mauvaise qui les parasitent souvent. Pour moi, la séquence de cavale dans les favelas de Rio est excellente par la présence de l'agent américain Hobbs incarné par Dwayne Johnson dégageant un charisme bestiale qui explose littéralement à l'écran. Il apporte un danger réellement perceptible qui entraîne une petite montée d'adrénaline. Évidemment, on saccage la séquence en la finissant de manière abrupte. On ressent encore cette bestialité dans la confrontation Hobbs/Dom. Dwayne Johnson pourrait être un excellent "action-man" si un bon réalisateur - McTiernan si tu m'entends - peut l'y aider.
La scène d'action finale est assez fade mais elle représente parfaitement la série. Voitures, carambolages, vitesse.

   Un petit mot sur les acteurs. C'est assez pitoyable. Paul Walker est aussi expressif qu'un apéricube, Vin Diesel perd sa forme physique au profit d'un rictus qu'il traîne à travers tout le film en pensant être séduisant et le reste est du même acabit. La seule "performance" vient de Dwayne Johnson qui possède une présence forte et aurait mérité un temps d'apparition plus conséquent.

Au final, si vous aimez l'humour bien potache, si vous êtes prêts à endurer pendant deux heures un sexisme ambiant, si vous n'êtes pas regardant sur un scénario aussi épais que les murs d'un pré-fabriqué et que vous adorez les films bien cons ( et ça fait du bien de temps en temps), ce Fast and Furious 5 est fait pour vous. Les autres passeront leur chemins.

Universal Pictures International France


Publié dans Critiques

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