Friday Night Lights

Publié le par Herodonte



Synopsis : Friday Night Lights relate les aventures d'une courageuse équipe d'amis, les Permian High Panthers, l'équipe du football américain qui a connu le plus grand succès de l'histoire du Texas. Pour les jeunes hommes de l'équipe, chaque match est une chance de transcender leur petite ville et leur rêve éphémère de gloire sur le terrain, dont l'apogée doit être atteint avant qu'ils n'aient 18ans. Le film dépeint un portrait fort d'Odessa et de ces autres villes aux États-unis, où une fois par semaine en automne, la ville et ses espoirs prennent vie sous les projecteurs éblouissants du vendredi soir.

Mon avis :

Pour être franc, je n'ai décidé de regarder le film seulement parce que la série ( qui a été créer après le film) est l'une des meilleures que j'ai pu voir dans ma vie. Il était donc normal que je m'attarde quelque peu sur le film dont elle s'inspire. Friday Night Lights est le troisième long-métrage de Peter Berg connu alors pour Very Bad things puis maintenant pour le médiocre Hancock. Friday Night Lights est surtout une histoire vraie d'une petite ville du Texas qui se passionne pour le football américain. Sport encore peu populaire en France.

Comme dans la série, Peter Berg nous plonge de façon réaliste dans la vie de ses joueurs et de leurs familles. Il utilise donc une caméra au poing qui se balade, s'arrête et se focalise sur le visage des uns ou des autres. C'est un procédé utile dans la vision que Berg a dans le football américain. C'est avant tout un sport humain, une aventure humaine. Et on a parfois le sentiment d'être au coeur de ce qui se passe à l'écran. Cependant, ce procédé peut s'avérer agaçant par moment puisque la caméra tremble et ça peut devenir gênant dans l'appréciation de ce qui passe à l'écran. Je vous rassure, ça arrive rarement mais ça arrive. Un peu plus de "calme" aurait été le bienvenu sur ces scènes.
Malgré que le réalisateur pense que c'est avant tout les hommes qui sont importants, il montre bien que c'est un sport d'une grande ampleur, d'une grande importance pour les américains et plus précisément les texans de cette petite ville. Cela est symbolisé par l'opposition dans le montage de scènes où on est au coeur de la mêlée suivi parfois de scènes panoramiques vu du ciel pendant les matchs. Ce sport a aussi une ampleur qui dépasse ses protagonistes. On sent les joueurs tout petit face à cette foule, comme écraser. Sur un grand écran, c'est assez magnifique à regarder.
Friday Night Lights est également servi par une grandiose Bande-Originale faite par le tout aussi grandiose groupe Explosion in the Sky. Un groupe qui réussit le pari de faire des musiques sans paroles mais qui dégage une telle poésie, une telle mélancolie que cela en devient tout simplement sublime. Et cela sied parfaitement au film. D'ailleurs, je conseille d'écouter tout les albums du groupe. Ils sont géniaux !!!

Je me calme un peu avant de parler, malheureusement, d'un défaut majeur surtout dans ce genre de films. Les personnages. Dans la série, sur une dizaines d'épisodes par saison, on peut s'attacher, développer les personnages. On peut prendre son temps. Dans le film, en deux heures, c'est un peu plus dure. Les personnages n'existent pas vraiment ou en tout cas pas tous. On va pas vraiment en profondeur notamment pour les personnages de Comer et de Chavez. On ne fait qu'esquisser mais on ne finit pas. Au final, on s'attache pas aux personnages. Et c'est un problème quand le film se veut humain. 

Pour finir, il faut quand même parler des matchs et de leurs réalisations. Peter Berg s'en sort très bien. Tellement bien qu'on voudrait voir un peu plus de match. Cela aurait été dommage de rater cette partie mais Mister Berg ne faillit pas.

Friday Night Lights est un bon film sur le football américain et tout simplement sur l'aventure humaine, moins grossier que Any Given Sunday d'Oliver Stone même si le but de ces deux films ne sont pas les mêmes. Les acteurs sont tous excellents. On y croit vraiment. C'est l'essentiel. Et n'hésitez pas à regarder la série. Clear Eyes, Full Hearts, Can't Lose !!!



3 e¦ütoiles et demi





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