L'Ennemi intime

Publié le par Herodonte

SND

Synopsis : Algérie, 1959.
Les opérations militaires s'intensifient. Dans les hautes montagnes Kabyles, Terrien, un lieutenant idéaliste, prend le commandement d'une section de l'armée française. Il y rencontre le sergent Dougnac, un militaire désabusé. Leurs différences et la dure réalité du terrain vont vite mettre à l'épreuve les deux hommes. Perdus dans une guerre qui ne dit pas son nom, ils vont découvrir qu'ils n'ont comme pire ennemi qu'eux-mêmes.

Mon Avis :

C'est le genre de film, par excellence, qui peut s'avérer casse-gueule surtout que cela nous parle puisque cette histoire est notre Histoire.
Indigènes est l'exemple parfait du film raté sur l'histoire de France car trop manichéen. Et c'est ce qu'évite de faire L'Ennemi Intime.

Nous avons le droit à un film tout en nuance servit par une réalisation solide et des interprétations correctes. Il y a Benoit Magimel qui joue le rôle de Terrien, un soldat idéaliste. Dans le second rôle, Albert Dupontel jouant le rôle d'un soldat réaliste et désabusé. Pour être franc, je ne suis pas un grand fan de Magimel mais il reste dans le rôle. Quant à Albert Dupontel, il est très bon.

Benoît Magimel et Albert Dupontel. Thibault Grabherr / S.N.D.

On se plonge alors dans une répétition de missions pour "maintenir la paix". Ce procédé peut paraitre ennuyant mais finalement s'avère juste. Les personnages évoluent et ne restent pas figés. Ce qui est logique dans une guerre où on doit être prêt à se battre à chaque instant, sans savoir vraiment contre qui, en se méfiant de tout le monde.
Le film évite ce manichéisme à la con que nous avait servis Indigènes. Les français ne sont pas de gros méchants et les algériens de gentils résistants ou vice-versa. Ici, chaque "camp", à sa part d'ombre. La tortures des prisonniers par les français ou un massacre d'un village par le FLN. Ce qui était la réalité.
Ennemi intime montre également que certains "fellagas" était des soldats qui se sont battus pendant la Seconde Guerre Mondiale... Tout ceci joue sur l'ambiguïté. Pourquoi tuer des personnes qui se sont battus pour libérer la France ?  Cette guerre est-elle nécessaire ? Des questions que les personnages se poseront tout au long du film.

Comme je disais plus haut, la réalisation est solide même si parfois elle s'avère de mauvais goût. Je pense à la couleur générale du film que je trouve très laide ou encore les plans sur le paysage très vite expédiés. Cependant, l'ensemble est plus que correct... Surtout pour un film français. ( C'est pas très gentil de dire ça !)
Benoît Magimel, Aurélien Recoing et Albert Dupontel. Thibault Grabherr / S.N.D.


Publié dans Critiques

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article