La Vallée du bonheur

Publié le par Hérodonte

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Mon avis :

Avec cette adaptation d'une pièce de théâtre musicale, Francis Ford Coppola signe son troisième long-métrage après Dementia 13 et Big Boy. La Vallée du bonheur (1968) raconte en chanson l'histoire de Finian McLonergan, un irlandais, venu s'expatrié avec sa fille aux États-Unis pour y faire fortune dans une petite bourgade du sud du pays de l'oncle Sam, la fameuse vallée du bonheur.


   Disons-le tout de suite, cette comédie musicale est à la limite de l'acceptable malgré la présence du grand mais vieillissant Fred Astaire ou encore de Petula Clark. Ce film de commande ne parvient pas à dépasser ce sous-genre de la comédie déjà très usé à la fin des années 60. Francis Ford Coppola est coincé et n'arrive pas à imposer son style ou au moins un style si on met de côté les quelques plans légèrement audacieux (pour le genre) mais bien trop rare.
Car si on dit souvent que la musique égaye les cœurs, elle ne réveille pas forcément le spectateur. La Vallée du bonheur échoue complétement sur un point pourtant essentiel. Les différentes chansons qui parsèment, de façon parfois lourdes, le film sont insipides. La qualité des paroles est même douteuse. Je ne parle même pas des chorégraphies, filmées platement, ne donnant jamais l'envie d'aller rejoindre les personnages pour faire quelques petits pas.
Tout comme le reste, le scénario est médiocre. Pourtant, La Vallée du bonheur brasse énormément de thèmes comme le racisme, la politique mais il - le scénario - les englobe d'une bien belle guimauve rendant l'ensemble parfaitement indigeste.


   Néanmoins, ce qui sauve le film est sa part de magie qui lui donne un côté décalé assez sympathique notamment à travers le personnage du farfadet incarné par Tommy Steele, un chanteur probablement célèbre de l'époque. Ce personnage possède une certaine drôlerie avec ses grimaces ou encore ses pleurnicheries incessantes. De plus, l'humour fait parfois mouche notamment avec la scène où le scientifique ,devenue serveur pour pouvoir gagner de l'argent et poursuivre ses recherches dans le tabac, imite un vieux serveur noir traînant des pattes pendant que son employé souffre et demande ses médicaments. C'est absolument tordant.


La Vallée du bonheur est peu intéressant. Il n'enchante pas. Pire, à une époque charnière du cinéma Hollywoodien, le film est déjà ringard par ces décors cartons-pâtes et son grossier angélisme.

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2 e¦ütoiles et demi

Francis Ford Coppola par Hérodonte : Dementia 13

Publié dans Critiques

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