The Big Lebowski

Publié le par Herodonte



Synopsis : Jeff Lebowski, prénommé le Duc, est un paresseux qui passe son temps à boire des coups avec son copain Walter et à jouer au bowling, jeu dont il est fanatique. Un jour deux malfrats le passent à tabac. Il semblerait qu'un certain Jackie Treehorn veuille récupérer une somme d'argent que lui doit la femme de Jeff. Seulement Lebowski n'est pas marié. C'est une méprise, le Lebowski recherché est un millionnaire de Pasadena. Le Duc part alors en quête d'un dédommagement auprès de son richissime homonyme...

Mon avis :

Il y a des films qu'on a envie d'aimer mais on y arrive pas. Pourtant, on met toute sa bonne volonté, on écoute les amis vous répéter que c'est très bien, très drôle. Alors on regarde ces fameux films, une deuxième fois, mais on y arrive toujours pas. The Big Lebowski fait partie de ses films. Une oeuvre culte des frères Coen qui me laisse presque indifférent avec beaucoup de questionnements sur son statut. Pourquoi The Big Lebowski est considérer comme un grand film ?

    Peut-être parce que c'est tout simplement un pur délire. L'histoire d'un hippie paresseux, Jeff Lebowski ( Jeff Bridges), perdu dans une société des années 90 qui veut absolument qu'on l'appelle "Le Duc" ( en anglais, Dude) et de ses deux acolytes, un vétéran du Vietnam un brin nerveux ( énorme John Goodman) et du gentil/soumis ( Steve Buscemi), qui passent leur temps à jouer au Bowling. Après un quiproquo, Lebowski se retrouve dans une affaire de kidnapping où il rencontrera des personnages farfelues, irréalistes, chacun étant des représentations ridicules d'un mode de pensée ( Julianne Moore: l'art pour l'art, les allemands: les nihilistes etc etc). Le problème est que ce système tourne à force dans le vide. Dans le vide, parce que on ne voit vraiment pas où veulent en venir les frères Coen. Une dénonciation des modes de pensée d'Hollywood ? Seulement un détournement des codes du polar noir ? On sait pas vraiment et ça me donne l'impression que le film est tristement pauvre, sur le fond.

    Cependant, l'ensemble n'est pas à jeter. On s'amuse quand même de certaines situations. Le Dude qui préfère boire et s'amuser au lieu de se préoccuper d'une jeune pornostar kidnappée, les excès de colère de Walter et le bizarre Jésus ( John Turturro) donnent au film vraiment un côté bordélique, dans le bon sens du terme, drôle et presque jouissif dans certaines séquences. Mais The Big Lebowski souffre quand même d'un problème de rythme. Il y a des passages où on bâille un petit peu et où l'on souhait que ça aille un peu plus vite. Des passages où l'humour ne fait pas toujours mouche et devient presque lourd.
Pour rendre aux Coen ce qui est aux Coen, la mise en scène est plutôt pas mal avec pleins de petites idées comme les délires hallucinatoires de Lebowski ou encore cette séquence où la caméra est dans une boule s'apprêtant à percuter les quilles. Mais il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard...


Pour résumé, je n'accroche pas du tout à The Big Lebowski. Pourtant, j'ai vraiment voulu adorer ce film, me sentant exclu de tout le culte qui lui est voué. C'est drôle même si c'est parfois lourd. C'est bien mis en scène même si ça manque un peu d'énergie. Et c'est surtout, à mon sens, cruellement vide. Je n'arrive pas à adhérer à ce gros délire vide.

John Goodman et Jeff Bridges.


Publié dans Critiques

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