Micmacs à tire-larigot

Publié le par Herodonte

Warner Bros. France
Synopsis : Une mine qui explose au coeur du désert marocain et, des années plus tard, une balle perdue qui vient se loger dans son cerveau... Bazil n'a pas beaucoup de chance avec les armes. La première l'a rendu orphelin, la deuxième peut le faire mourir subitement à tout instant. A sa sortie de l'hôpital, Bazil se retrouve à la rue. Par chance, ce doux rêveur, à l'inspiration débordante, est recueilli par une bande de truculents chiffonniers aux aspirations et aux talents aussi divers qu'inattendus, vivant dans une véritable caverne d'Ali-Baba.Un jour, en passant devant deux bâtiments imposants, Bazil reconnaît le sigle des deux fabricants d'armes qui ont causé ses malheurs. Aidé par sa bande d'hurluberlus, il décide de se venger.

Mon Avis:
Avant de commencer, j'aimerai juste dire que je n'ai pas vu La Cité des enfants perdus et Delicatessen de Jeunet d'où peut-être le sentiment bienveillant que j'ai envers ce film. Certaines personnes qui n'ont pas aimé Micmacs parlaient de répétitions du style Jeunet. Cependant, j'ai vu tout les autres et c'est vrai qu'on voit quelques similitudes. Style Jeunet quoi !

On part d'une histoire peu plausible pour pouvoir entrer dans une sorte de Paris( et sa banlieue) imaginaire. Ce passage souligné par l'introduction avec le film que regarde Basil. On avait eu droit déjà dans Amélie Poulain à un Paris contemporain mais avec le côté nostalgie, une touche du passé. Dans Micmacs à tire-marigot, nous avons droit à la même chose. Même si l'époque est précisé, je me demandais parfois si le film se déroulait bel et bien en 2009-2010. Un peu déconcertant au début mais finalement assez agréable.
Dany Boon. Warner Bros France - Bruno Calvo
Les événements se déroulent donc dans cet univers parallèle. Basil, par un hasard, se retrouve à fomenter un plan pour mettre en déroute les vendeurs d'armes. C'est peut-être la partie un peu facile du film. Le traitement du sujet est pas super convainquant, simpliste même si nous sommes d'accord sur le fond. D'ailleurs, la référence à Dassault est évidente.

Un bon point pour le film en ce qui concerne les acteurs. Du très bon dans l'ensemble et même Dany Boon est regardable. Et oui ! André Dussollier, Nicolas Marié, Jean-Pierre Marielle , Julie Ferrier- le personnage le plus sympathique pour moi-Omar Sy, Yolande Moreau ( le passage quand elle parle de la crème, excellent !),Dominique Pinon et j'en passe ! Ils sont vraiment bien dans leurs rôles.
Le traitement de certains personnages est un peu rapide. On survole, parfois. Je pense à Calculette ou encore Petit Pierre. On en sait pas plus. Dommage.

La réalisation est pas mal. Jean-Pierre Jeunet a eu les moyen de faire son mal. 27 millions. Ce qui est énorme pour un film français. Il devrait peut-être se calmer sur le sépia m'enfin...
Je reproche cette impression que j'ai eu en regardant le film. L'impression d'un faux rythme. Ça avance mais on en a pas toujours l'impression surement dû à certains passages qui font penser à des scènes "indépendantes du film" qu'on aurait collés.
Néanmoins, le film a un certain charme.On rigole plutôt bien même si il y a des scène qui échouent. Les acteurs ont l'air d'être content. Dans l'ensemble, c'est asse bien écrit.  Finalement, je trouve Micmacs à tire-larigot meilleur que son fameux Amélie Poulain...
Dany Boon. Warner Bros France - Bruno Calvo



Publié dans Critiques

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