Repo Men

Publié le par Herodonte

Universal Pictures


Synopsis : Dans un futur proche, les hommes sont parvenus à prolonger et améliorer la vie de leurs semblables à l'aide d'organes artificiels extrêmement sophistiqués et coûteux, élaborés par une société connue sous le nom de L'Union. Le sombre pendant de cette percée scientifique : lorsque les "greffés" ne sont plus à même d'honorer les échéances de leur crédit, L'Union envoie alors ses agents spécialisés, les Repo Men, pour reprendre la marchandise, sans se préoccuper du confort ou de la survie de leurs clients insolvables.
Rémy, un des meilleurs repo men sur le marché, est victime d'un arrêt cardiaque et se réveille avec le dernier modèle de cœur artificiel implanté dans le thorax, et la note salée qui l'accompagne. Cette intervention forcée produit cependant un effet indésirable : Rémy n'a plus le cœur à l'ouvrage. Quand il se retrouve dans l'incapacité de payer ses traites, L'Union assigne alors son agent le plus coriace, Jake, l'ex-coéquipier de Rémy, pour le retrouver et récupérer son bien.
Le chasseur est devenu la proie...

Mon avis :

Repo Men... Repo Men... Repo Men... Ce film représente ce que je déteste regarder. Une idée de base intéressante mais ruinée par le scénario, les acteurs, les effets spéciaux, le plagiat de séquences d'autres films. Repo Men représente tout ça.
C'est l'histoire, dans un monde futuriste, d'un "récupérateur d'organes" qui découvre un jour que c'est pas bien d'aller reprendre un organe vendu parce que les gens n'ont plus les moyens de le payer. Et pourquoi se met-il à douter de ce système ? Parce qu'à cause d'un accident, il se retrouve lui aussi à devoir porter un organe de l'entreprise pour laquelle il travaille. Et lui aussi n'arrivera pas à le rembourser...

   La première demie-heure est plutôt bonne. On dépeint cette société où on vend même des organes à crédit et où l'on envoie des gens récupérer tout ça par faute de paiement, on dépeint l'amitié qui unit Rémy ( Jude Law) et Jake ( Forst Whitaker), deux gosses dans un corps d'adulte, travaillant tout deux pour la même entreprise. Et quand Repo Men se contente de ça, en ne disant pas grand-chose, c'est là où l'ensemble reste honorable. Il n'a pas d'autres ambitions que de faire de l'humour noir sur un sujet assez grave et de montrer quelques scènes bien gore. Pourquoi pas. Le problème c'est qu'il veut aller sur le terrain d'autres films d'anticipation/Science-fiction et dépasser son statut de divertissement inoffensif.

    Et ça part un peu en vrille. Le réalisateur étant surement un tâcheron dénué de tout sens artistique se dit: " Quels sont les films  marquants du cinéma dans le genre SF ?! J'ai pas d'idée alors je devrais les imiter". Et BOUM. On te balance à l'écran du Blade Runner ( les panneaux publicitaires), du Matrix ( la séquence de la baston entre Jake et Rémy mais aussi les décors de la gare), de l'Equilibrium, du Vanilla Sky ( ou Ouvre les yeux), du Brazil et il plagie presque la séquence de combat dans le couloir de Old Boy... Évidemment, il en fait rien. C'est sans imagination.
Le pire vient surement du scénario. C'est mauvais. On s'en fout du personnage principal et de son histoire d'amour à deux francs six sous. La faute à une évolution du personnage improbable. Ça fait dix ans qu'il fait ce métier sans aucun remords et puis il se découvre une conscience parce qu'il se retrouve dans le même pétrin. On a envie de lui dire que c'est bien fait pour lui. Je parle même pas des pseudos considérations philosophiques du film sur la vie...
Il reste la B.O du film qui est honorable, mélangeant des titres des années 70,80, 90. Ce qui donne un petit cachet nostalgique qui permet à Repo men de ne pas être complétement indigeste.

Si vous le pouvez, éviter ce film. Pompage à droite, à gauche. Scènes de combats qui donnent même pas un peu d'adrénaline aux spectateurs et les acteurs sont complétement à la ramasse. Jude Law et Forest Whitaker cabotinent comme jamais. Il y avait du potentiel mais le réalisateur n'en fait rien. C'est rageant.

Forest Whitaker et Jude Law. Universal Pictures International France




Publié dans Critiques

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