Scott Pilgrim

Publié le par Herodonte



Synopsis : Scott Pilgrim n’a jamais eu de problème à trouver une petite amie, mais s’en débarrasser s’avère plus compliqué. Entre celle qui lui a brisé le cœur – et qui est de retour en ville – et l’adolescente qui lui sert de distraction au moment où Ramona entre dans sa vie - en rollers - l’amour n’a jamais été chose facile. Il va cependant vite réaliser que le nouvel objet de son affection traîne les plus singulières casseroles jamais rencontrées : une infâme ligue d’ex qui contrôlent sa vie amoureuse et sont prêts à tout pour éliminer son nouveau prétendant. À mesure que Scott se rapproche de Ramona, il est confronté à une palette grandissante d’individus patibulaires qui peuplent le passé de sa dulcinée : du mesquin skateur à la rock star végétarienne en passant par une affreuse paire de jumeaux. Et s’il espère séduire l’amour de sa vie, il doit triompher de chacun d’eux avant que la partie soit bel et bien « over ».

Mon Avis :

Pour commencer, je ne connais pas la bande-dessinée et je n'ai vu aucun film d'Edgar Wright. Je pars donc sans préjugés sur ce film, Scott Pilgrim VS The World.

Au bout de quelques minutes, un constat s'impose. C'est un film de geek. On a le droit à tout les symboles de ce "milieu" comme les barres de vie ou de pipi (oui, oui) ou les "level up". On a parfois l'impression de regarder une sorte de Mario version manga. Et c'est peut-être le plus intéressant du film. Scott Pilgrim a énormément de trouvailles visuelles. Par exemple, on aura le droit tout le long du film à des onomatopées (BOUM, SPLASH... Vous voyez ce que je veux dire.) comme dans la bande-dessinée.
On plonge dans un Toronto à la fois glaciale mais aussi coloré notamment grâce à ces personnages comme Ramona, la fille dont Scott Pilgrim tombe amoureux, qui a une nouvelle couleur de cheveux toutes les semaines... Cependant, la profusion de couleurs flashy viendra surtout pendant les fameux combats contre les ex.
 Des combats inégaux dans la réalisation de ceux-ci mais aussi dans la représentation de certains ex. Effectivement, le temps qu'un ex de Ramona passe, il trépasse déjà. Ce qui crée parfois la sensation de regarder une succession de séquences sans réel lien.
Pour la réalisation des combats, on alterne entre le bon, au hasard le combat entre Rox et Ramona ET Scott qui reste toujours très lisible, et le mauvais, au hasard le combat final. Combat final qui semble jouissif les premières secondes mais qui est bâclé par le réalisateur. Il se sent obliger d'agiter la caméra pour donner la sensation que ça bouge. C'est vraiment flagrant dans certains passages. D'un point de vue général sur ces combats, on garde cette tradition des dernières années, c'est à dire qu'on a rarement le droit à un plan qui dure plus de cinq secondes. Parfois, ça rend bien et d'autres non comme je le dis légèrement plus haut.
De plus, à chaque apparition d'un ex, on a le droit à un petit topo sous forme de BD sur le lien qui les unit à Ramona. Cela se révèle très répétitif et facile comme système de narration comme si le réalisateur ne savait pas comment faire pour expliquer le passé de Ramona.



Malgré tout ça, certains personnages valent le détour comme l'ex ,Todd joué par Brandon Routh ( Superman returns) que je trouve complétement tordant dans sa stupidité et son jusqu'au boutisme feint d'être un végétarien qui lui confère un certain pouvoir.
Le personnage du colocataire- Wallace - de Scott Pilgrim est également très réussi même si le réalisateur ne fait que l'esquisser. Il faut dire que l'acteur, Kieran Culkin, lui donne un certain cachet avec son air continuellement endormi comme s'il était en dehors de tout ça ou en tout cas complétement blasé par ce qui se passe devant ses yeux.
Pour Michael Cera... Ça reste du Michael Cera. On commence à le connaitre. C'est toujours pareil depuis quelques temps.

Une autre déception à mes yeux est la musique dans le film. Les chansons ne restent pas dans la tête, elles sont anecdotiques à part la chanson de Metric, Black Sheep. C'est peut-être dû aussi à la faible durée qu'elles ont dans le film. Une petite minute de chanson et hop c'est fini... On a pas vraiment le temps de rentrer dans le bain. Dommage.

Enfin, je dois dire que je trouve l'histoire très captivante de ces deux personnes qui s'aiment et qui doivent chacun affronter les casseroles de l'autre. C'est un sujet, un problème que l'on peut rencontrer dans la vie. Des ex envahissants ou qui vous obsède encore après des mois de séparation et ce qu'en fait le film de ce thème est tout de même dans l'ensemble plutôt drôle et assez originale. Pour moi, c'est vraiment le point fort du film.

Scott Pilgrim VS The World est, à mon avis, surtout un film pour les fans de la BD, des univers de mangas ou encore de jeux-vidéos. Cependant, il souffre d'un problème de rythme, d'une réalisation peu inspiré qui offrira aux spectateurs certainement quelques bâillements malgré une dose d'humour pas toujours savamment dosé.




A noter que le film est déjà disponible en dvd, blu-ray US alors que celui-ci ne sortira en France qu'en Décembre 2010 à cause de nombreux décalages inexplicables...


Publié dans Critiques

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